Le don du vivant

Quels sont les risques associés au don d'un rein à partir d'un donneur vivant ?

Antoine

Notre réponse

Bonjour,

Le don Quand on parle de don d’organes ou de tissus, on fait référence à la volonté de la personne qui va être prélevée. Quand on parle de prélèvement, on fait référence à l’acte médical qui est rendu possible par le don. En France, le prélèvement ne peut pas se faire sur une personne qui était contre le don. de rein est médicalement considéré comme une pratique dont la mortalité pour le donneur Le donneur est la personne sur laquelle le prélèvement d’organes et/ou de tissus a été effectué. est minime, à conditions d'avoir éliminé les contre-indications au don par un bilan médical approprié. Comme pour tout acte médico-chirurgical, le prélèvement de rein comporte un risque qui concerne l'anesthésie, l'opération chirurgicale et les suites opératoires immédiates ou lointaines. La consultation d'anesthésie est obligatoire et permet d'évaluer le risque, de prendre toutes les précautions nécessaires pour chaque donneur et d'écarter ceux pour lesquels le risque serait jugé trop important. Cette consultation permet également d'informer le donneur sur ce risque. Par ailleurs, la surveillance post-opératoire, notamment la période de réveil, est systématiquement effectuée dans une unité spécialisée. Enfin, le prélèvement de rein ne diminue pas l'espérance de vie des donneurs. 

En France, les données sur la santé des donneurs sont consignées depuis 2004 dans le registre relatif au suivi des donneurs vivants d’organes, tenu par l’Agence de la biomédecine. La majorité des complications enregistrées dans ce registre concerne des cas de problèmes peu sévères et transitoires. Les plus fréquents sont des douleurs post-opératoires - 24% (données au 31 décembre 2014 - Agence de la biomédecine). 

Les complications post opératoires graves nécessitant une ré-hospitalisation et/ou une ré-intervention chirurgicale sont rares, estimées entre moins de 1% et 3% des cas environ. 

Une enquête prospective longitudinale sur la qualité de vie des donneurs vivants (avant don à 3 mois et 1 an post don) a été menée en France entre octobre 2009 et janvier 2012 en collaboration avec le service d’épidémiologie du CH de Nancy et l’Agence de la biomédecine. Elle confirme la bonne santé physique des donneurs (supérieure à celle de la population générale avant don en raison de la sélection sévère faite par les cliniciens) et leur bonne santé mentale. 

En espérant avoir répondu à votre question, 

l'Agence de la biomédecine.

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